GOUVERNEMENT D’ABOU-H’AFEZ-’OMAR.
El-Moula-Abou H’afez-’Omar-ben-el-Moula-
Abou-Iah’ia-Abou-Bekr-ben-el-Moula-Abou-Zakaria-
ben-el-MoulaAbou-Ish’ak’-Brahim-ben-el-
Moula-Abou Zakaria ben-el-Mouia-Abou-’Abd-Allah-
Moh’ammed-el-Mostans’er-ben-el-Moula-Abou-
Zakaria-ben-el-Moula-’Abd-el-Ouah’ed-ben-Abou-
Bekr-ben-ech-Cheikh-Abou-H’afez-’Omar-el-Hentati
fut salué khalife le 2 redjeb, après la, mort de son
père. Tafradjin, dont on a parié plus haut, fut celui qui
le poussa à s’emparer du trône, sans tenir compte des
dispositions de son père en faveur d’Abou-el-’Abbas.
Ce dernier, informé de cette perfi die, rassembla les Arabes
et marcha sur Tunis. Abou-H’afez-’Omar, toujours
guidé par les conseils de Tafradjin, se mit à la tête de
son armée, avec laquelle marchèrent les Mouah’eddin,
_______________
1 El-K’aïrouâni ne dit pas que ce prince enleva à la famille Loria
l’île de Djerba, dont Roger de Loria, le plus illustre personnage de cette
famille, avait fait une principauté chrétienne en 1284 de J. C.
242 HISTOIRE DE L’AFRIQUE.
et il se porta à la rencontre de son frère. Lorsque les
deux partis furent en présence, Tafradjin, craignant
l’issue du combat, s’enfuit à Tunis, rassembla toutes
ses richesses, et se dirigea vers l’Ouest. Abou-H’afez
s’enfuit après lui, rentra à Tunis, et ensuite se retira à
Bêdja. Abou-el-’Abbas, n’ayant plus d’ennemis devant
lui, poursuivit sans obstacles sa marche jusqu’à
Tunis. Il y entra, mais n’y resta que sept jours. Le
huitième, au point du jour, Abou-H’afez pénétra dans
la ville avec les siens. Abou-el-Abbas, surpris, eut
cependant le temps de prendre la fuite. Quant à ses
Arabes, ils furent tous massacrés, soit par les troupes
du khalife, soit par les habitants de la ville.
Abou-H’afez-’Omar régna jusqu’au moment où
Abou-el-H’acen-el-Merini s’arma contre lui. Forcé
alors de quitter Tunis, il se réfugia à K’âbes, où les
partisans des Merini s’emparèrent de lui et le tuèrent.
Son règne fut de dix mois et treize jours.
On doit à ce khalife l’édifi cation de la septième
mosquée khottaba(1), appelée Sidi-Iah’ia-es-Solimâni.
On s’accordait à dire, à cette époque, que lorsque Tunis
aurait sept mosquées de cet ordre, elle ne tarderait
pas à être détruite de fond en comble. Aujourd’hui
elle en a treize, et la sinistre prédiction ne s’accomplit
pas.
_______________
1 On appelle ainsi les mosquées principales, où l’on fait le
vendredi la khotba, qui est la prière pour le souverain. Ces mosquées
sont, pour les musulmans, ce que sont pour nous les églises paroissiales.
LIVRE SIXIÈME. 243
Abou-H’afez périt en 748, et le pays tomba au pouvoir
des Beni-Merin.
Subscribe to:
Post Comments (Atom)

No comments:
Post a Comment